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Rencontre

Écrit par Florent Mouhot.

– Le TGV à destination de Paris va partir, attention à la fermeture automatique des portes…

– Alexandre ? C’est bien toi ? Avec cette barbe je n’étais pas sûre…

– Lucie ! Toi tu n’as pas changé, en même temps si tu avais eu une barbe, j’aurais hésité moi aussi.

Ils rient tous les deux puis Alexandre s’avance pour l’embrasser.

Ça fait combien… cinq ans déjà… on s’était pourtant promis de garder le contact et puis… tu vas aussi à Paris toi ? Ils restent quelques secondes en silence à s’observer en souriant, le temps que la complicité des années lycée retrouve ses droits. Finalement, Lucie reprend la parole :

– Oui, un stage de formation pour le boulot, je vais y passer la semaine, et toi ?

– Vacances, j’ai une dizaine de jours, je vais voir un ami. C’est dans quel domaine ton stage ?

– Je commence un nouveau job, c’est une semaine de présentation de la boîte, philosophie de l’entreprise et tout le tralala…

– Je vois. Et sinon, quoi de neuf ?

– Et bien, plein de petites choses et une vraiment importante, je me marie dans six mois !

– Waouh ! Félicitations ! Bon, on va au wagon restaurant et tu me racontes.

Je me marie dans six mois

Accoudés au bar, les deux amis sont lancés dans une discussion acharnée.

– Alors tu l’as trouvé comment, ton prince charmant ?

– Une drôle d’histoire, j’avais envie de rencontrer quelqu’un, mais j’étais plus très sûre de moi, tu as connu mon copain quand nous étions au lycée, il m’a larguée comme une vieille chaussette à la fin de l’été. J’étais un peu perdue. En plus, ma meilleure amie, Natacha, tu sais, celle qui habitait en face de chez moi ?! Elle venait de partir étudier à l’étranger. J’ai décidé de m’inscrire sur un site de rencontres, mais comme tu t’en souviens peut-être, je suis une quiche en informatique. Alors j’ai demandé au frère de Natacha de m’aider.

– Le petit avec des taches de rousseur ? Celui qui voulait toujours traîner avec nous et qu’on envoyait systématiquement balader ?

– Oui, celui-là, mais avec un ordi dans les mains, c’est un génie. En trois clics, il m’a ouvert un compte.

J’ai décidé de m’inscrire sur un site de rencontres

J’ai eu pas mal de réponses, quelques types sympas, mais rien de sérieux. Chaque fois que je revenais déçue, j’avais pris l’habitude d’en parler à Cédric. On est devenus de vrais potes, j’étais aussi à l’aise avec lui qu’avec sa sœur, tu sais, le genre d’amis avec lequel tu ne te prends pas la tête à faire semblant quand ça ne va pas, ou que tu peux voir sans être maquillée, avec une tête à réveiller un mort. Et avant que tu me le demandes, non, il n’est pas gay.

– J’ai rien dit, moi, se défend Alexandre en riant, mais finalement tu l’as trouvé où ton bonhomme ?

– J’ai persévéré avec les sites, sans succès. Je suis sortie quelques semaines avec un gars, mais c’était pas ça… Je me souvenais de conseils entendus quand je fréquentais les jeunes de l’église de tes parents. Tu sais ce groupe où tu ne voulais plus aller, mais où j’ai été quelque temps, ils disaient toujours que quand on trouve la bonne personne, on le sait, pas le premier jour, bien sûr, mais au bout d’un moment on en est persuadé. Et là je ne l’étais pas du tout… c’était pas une obsession, mais j’avais envie d’être en couple.

L’impression qu’il te manque quelqu’un

Et puis un soir, j’ai réalisé quelque chose de bizarre, tu sais, quand tu as l’impression qu’il te manque quelque chose et que tu ne sais pas quoi… en l’occurrence, c’était pas « quoi ? », mais « qui ? ».

Et le « qui », il s’appelait Cédric, sauf que j’ai oublié de te dire que maintenant il te dépasse d’une tête. Il était parti trois mois en Afrique avec une association humanitaire. J’ai pris conscience de son absence, comme un vide dans ma vie. Au début, j’ai cru que c’était juste comme un pote qui te manque parce que tu as l’habitude de l’avoir tout le temps dans les pattes, mais rapidement j’ai compris que c’était plus que ça. Trois ans qu’il était là quand j’avais besoin de lui, toujours disponible, et en même temps pas collant, ni envahissant. Il respectait mes choix, mais n’hésitait pas à me donner son point de vue si nous avions des avis différents. Avec lui, je pouvais être moi-même et en même temps il m’incitait à aller de l’avant. Son absence m’a ouvert les yeux sur ce que j’éprouvais pour lui, c’était plus que de l’amitié. J’étais bouleversée autant que terrorisée. Je pensais que si je lui révélais mes sentiments, je pouvais le perdre, comme ami, et ça, ça me faisait flipper, mais ne rien lui dire, c’était aussi prendre le risque de passer à côté d’une relation magnifique… j’avais l’impression de devoir jouer ma vie à quitte ou double. Je ne pouvais pas aborder ce sujet à distance, il me fallait attendre son retour. Trois mois terribles. J’oscillais constamment entre espoir et inquiétude.

Il m’a avoué qu’il était amoureux de moi depuis qu’il avait quatorze ans

Et puis, il est rentré. On s’est revus. Il a tout de suite compris que quelque chose avait changé. Pour moi. Parce que pour lui, rien n’avait changé. Il m’a avoué qu’il était amoureux de moi depuis qu’il avait quatorze ans. T’imagines ? Tout ce temps à côté de moi, et j’ai rien vu. Il savait d’instinct qu’il fallait simplement qu’il patiente et qu’il soit là, au plus près, mais pas trop. Il m’a dit qu’il aurait attendu toute sa vie, s’il avait fallu. Enfin bref, je te passe les détails, c’est génial ce qu’on vit ensemble, je n’avais jamais, même en rêve, pensé que c’était possible, et c’était là, juste sous mon nez… mais c’est bien connu, ce n’est pas avec le nez qu’on voit l’essentiel…

Elle rit, elle est belle, illuminée par l’amour, puis reprend la parole.

– Bon, assez parlé de moi, et toi ?

– Et bien, c’est assez amusant parce que mon histoire ressemble à la tienne, mais dans un autre domaine.

– Comment ça ? Raconte…

– Tu te souviens que mes parents sont croyants et qu’ils fréquentent une église, mais moi, passé quatorze ans, j’avais décidé de ne plus y aller. J’aimais pas du tout la musique, je trouvais le pasteur soporifique à en mourir. Et puis, à la maison, j’entendais mes parents parler des conflits entre les gens de l’église, pour des motifs stupides, comme la déco de la salle de culte, ou des trucs semblables… Et surtout, il n’y avait rien qui me touchait personnellement, je ne voulais pas être hypocrite, alors j’ai pris un chemin différent.

J’ai étudié la philo, la littérature, les religions orientales, et plein d’autres théories, plus ou moins intéressantes. Il y avait des idées, ou des principes, que je trouvais pertinents un peu partout, y compris dans l’athéisme, mais rien qui corresponde à ce à quoi j’aspirais, rien qui ait la forme précise de ce qui me manquait, rien qui me paraisse cohérent. Et c’est là que mon histoire rejoint la tienne, j’avais un sentiment d’absence intérieure.

J’avais un sentiment d’absence intérieure

J’étais absent à moi-même, parce qu’il y avait une autre absence plus grande en moi. En mettant ensemble, morceau par morceau, ce qui me semblait avoir du sens, j’ai finalement réalisé que ce à quoi j’aspirais existait déjà : c’était le christianisme. Pas « la religion chrétienne » qui n’est ni mieux ni pire qu’une autre, mais une reconnexion avec celui qui est à l’origine de tout.

J’ai découvert que depuis le début il était présent, à mes côtés

J’ai découvert que depuis le début il était présent, à mes côtés, qu’il m’aimait depuis toujours, qu’il était mon meilleur ami, et qu’il attendait juste que j’en prenne conscience et que je l’invite à me remplir à l’intérieur.

Depuis, j’ai appris à « échanger avec lui » par la pensée et la méditation de ses paroles. J’ai compris que le bâtiment avec des rideaux horribles, les discours insipides du pasteur, c’était pas Dieu, même s’il pouvait aussi s’y cacher. Il m’attendait, là, sous mon nez, et je ne le voyais pas, mais comme tu l’as si bien dit, ce n’est pas avec le nez qu’on voit le mieux !

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