Soif de justice

Écrit par Dany Hameau. Publié dans Fondements

T’es écœuré parce qu’une nouvelle fois la triche gagne et personne ne dit rien. Mais es-tu autant indigné quand c’est toi qui passes de l’autre côté ? Ta justice serait-elle élastique ? Suivant comme cela t’arrange. Pourtant il paraît qu’elle est plutôt raide. Tout cela mérite une petite mise à jour.

 

La justice : un arbitre quand le match se durcit

Aujourd’hui, Manon (14 ans) et son frère Julien (10 ans) déménagent. Leurs parents, qui ne s’entendent plus, ont décidé d’un commun accord de divorcer et ont fait appel à un avocat. Les deux parents sont passés une première fois devant le Juge aux affaires familiales, pour la « conciliation » : le Juge s’est assuré qu’ils voulaient divorcer et leur a donné rendez-vous trois mois plus tard. 

Pendant ce temps-là, l’avocat et les parents ont rédigé une « convention provisoire » : elle fixe par écrit les détails du divorce et autorise la mère à quitter la maison avec les enfants. Manon et Julien partent donc aujourd’hui vivre avec leur mère qui a trouvé un grand appartement, dans le même quartier. La maison où ils habitaient va être vendue pour liquider la communauté de biens, c’est-à-dire que chacun des parents récupère une part du patrimoine acquis pendant le mariage. Quand leur père aura lui aussi trouvé un logement assez grand pour les accueillir, ils passeront un week-end sur deux et la moitié des vacances chez lui. Manon peut donner son avis sur les modalités de sa garde, en rencontrant le Juge aux affaires familiales. 

Les deux parents continuent à exercer conjointement l’autorité parentale en décidant ensemble des choix importants de la vie de leurs enfants. La « convention définitive » règle les détails du divorce.

Elle prévoit notamment que pour subvenir aux besoins des enfants, leur père versera une pension alimentaire. Une « clause d’éloignement » est également prévue : elle empêche les parents de déménager loin l’un de l’autre pour que les enfants continuent à les voir. Comme leur mère, qui les garde, habitera dans le même quartier qu’avant, les deux enfants continueront d’aller dans la même école. Si plus tard, Julien préfère aller vivre avec son père, il demandera au Juge aux affaires familiales une modification : le Juge décidera alors en fonction de la situation. 

 

La justice au cœur de tous les compartiments de la vie

La Justice doit être juste… C’est pour cela qu’il existe des règles qu’elle doit respecter, et qui permettent de juger en toute impartialité. C’est ce qu’on appelle le droit. Les missions de la Justice sont de trois ordres : protéger, sanctionner les comportements interdits et arbitrer les conflits entre personnes.

La justice civile tranche les conflits d’ordre privé entre les personnes : famille, logement, consommation, relations de travail, voisinage…

La justice pénale juge et sanctionne les personnes qui commettent des infractions. Elle protège aussi les intérêts des victimes et ceux de la collectivité.

 

La justice administrative résout les conflits entre les citoyens et l’administration.

Le savais-tu ? Avant 1789, on n’était pas jugé par les mêmes tribunaux selon que l’on était noble, homme d’Église ou homme du peuple. Il existait des « privilèges de juridictions ».

De nos jours, l’égalité devant la justice interdit toute discrimination entre les justiciables.

En principe, la Justice est la même pour tous, dans la mesure où elle est fondée sur le principe de l’égalité. Chacun peut lui demander de régler ses litiges et faire valoir ses droits. Toute personne a le droit d’entreprendre une action en Justice. Tout justiciable a le droit de contester une décision de Justice (en faisant appel).

 

Une justice pure.

Du point de vue de Dieu, est juste ce qui est compatible avec sa nature comme avec les exigences de sa volonté. Toutes les œuvres de Dieu répondent aux critères de justice et de vérité que l’excellence de sa perfection approuve. La manière d’agir de Dieu est toujours irréprochable, même si nous avons parfois du mal à la comprendre. Incapable de commettre une seule erreur, Il incarne au plus haut point la Justice qu’il rend de manière incontestable. Dans son jugement, Dieu ne prend jamais parti : loyal, Il ne juge nullement « à la tête du client » et ne peut être suspecté d’aucune discrimination. Il met un point d’honneur à rendre justice aux victimes dont le droit est souvent piétiné : le pauvre, l’orphelin, l’opprimé.

 

Un jugement intègre.

Dieu s’attend à ce que l’homme règle sa conduite selon la norme divine. Est déclaré juste et innocent celui qui s’y conforme, en tort et coupable celui qui la transgresse. Sur chaque être humain, le verdict de Dieu est sans appel : « Car il n’y a pas de distinction : tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Romains 3.23). Ne pouvant rester indifférent au mal, Dieu se doit de sanctionner le péché selon sa justice.

 

Le salut en Christ procure la justice

L’une des caractéristiques du Sauveur promis est la justice. Jésus est le seul juste à avoir vécu sur la terre. Christ est venu afin que Dieu puisse manifester sa justice. Portant notre péché sur la croix, la justice de Dieu est passée sur Jésus en notre faveur, de sorte que la possibilité d’être déclaré juste devant Dieu dépend non pas du bien que nous pourrions faire, mais de la confiance que nous investissons dans la personne de Jésus.

Le miracle veut que le pécheur que tu es, s’il est accusé par la Loi de Dieu, par Satan ou par ta propre conscience, se trouve déclaré innocent et exempté du châtiment par le juge suprême. Au final, plus aucune condamnation ne peut être prononcée contre toi car Dieu considère, au travers du sang de Jésus, que ton casier judiciaire est vierge. 

 

Montre-moi ta justice

Les prophètes ont dénoncé l’injustice sous toutes ses formes et appelé le peuple de Dieu au respect du droit de Dieu comme à celui d’autrui. Le Nouveau Testament affirme avec force que si les bonnes œuvres ne sont pas la condition nécessaire au salut, elles en constituent néanmoins la conséquence obligatoire. Si tu te dis chrétien, la vie nouvelle en Christ doit se manifester dans ta vie. Lorsque le paysagiste fait une greffe sur un arbre sauvage, c’est pour le voir porter de bons fruits. Si le résultat attendu n’est pas au rendez-vous, c’est que la greffe n’a pas pris. L’homme juste est celui qui cultive la crainte de Dieu dans son cœur et se garde du péché. À quoi tes amis peuvent-ils reconnaître que tu es différent(e) dans tes attitudes, ton langage, ta façon de considérer ceux qu’ils méprisent ou jugent inférieurs… ?

« On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien ; et ce que l’Éternel demande de toi, c’est que tu pratiques le droit, que tu aimes la loyauté, et que tu marches humblement avec ton Dieu. » (Michée 6.8)

Les prophètes ont répété que l’Éternel déteste ceux qui utilisent des balances faussées et qui rendent des jugements truqués. L’honnêteté doit se manifester dans divers domaines de ta vie personnelle où tu dois apprendre à dire non à la triche, à la gruge, au piratage, au racket sous toutes leurs formes…

 

La justice du juste

Jésus dit que nous devons être parfaits, au même titre que Dieu est parfait (Matthieu 5.48) ! D’accord, la barre est haute ! Il a résumé l’enseignement de tout l’Ancien Testament par le commandement de l’amour : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée et de toute ta force. […] Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » (Marc 12.30-31). 

Pratiquer la justice revient à traiter la personne de Dieu et du prochain avec l’amour qui leur est dû. C’est le service minimum et ce n’est que pure et juste justice, grâce à son secours, bien évidemment ! 

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