Vivre ou mourir, à quoi bon ?

Écrit par Daniel Eicher et David Buc. Publié dans Fondements

 

Un rappeur bien connu écrivait un jour ces paroles :

 

L'âme stressée, le cerveau compressé,

comme usé par la guerre des nerfs

à laquelle je dois me livrer.

Subir sans pitié, sans répit, voilà ma vie.

Gris semble l'avenir et noir est la couleur de mon esprit.

Je n'essaye plus de comprendre, ni de me faire entendre,

je suis le troupeau avec un numéro collé dans le dos.

Métro, boulot, aseptisé du cerveau.

Mon ultime évasion se trouve dans le flot de ces mots.

Quarante ans de déboires passés à la lumière du désespoir.

Tu peux me croire ça laisse des traces dans le miroir.

J'ai les neurones affectés et le cœur infecté,

fatigué de lutter, de devoir supporter la fatalité

et le poids d'une vie de raté.

Voilà pourquoi je m'isole, pourquoi je reste seul.

Seul dans ma tête libre, libre d'être

un esclave en fait battant en retraite,

fuyant ce monde d'esthètes en me pétant la tête.

OKAY, j'arrête net, j'appuie sur la gâchette1.

 

Les tourments ne trouvent d’issue que dans le repos de Dieu

Saint-Augustin, un autre « rappeur » dans un autre temps, disait que nous avons été créés pour Dieu, et notre cœur est toujours agité de trouble et d’inquiétude jusqu’à ce qu’il trouve son repos en Lui. Le repos, le pardon pour nos offenses, l’amour, la vraie vie, c’est ce que notre cœur désire, et c’est ce que Dieu nous promet.

 

Ce repos a un nom : Christ

Avant de se faire homme et de venir parmi nous, Jésus dit à son Père : « Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m’as formé un corps. […] Voici, je viens pour faire, ô Dieu, ta volonté. » (Hébreux 10.5 à 7). Jésus est né pour mourir, c’était sa mission. Pourquoi ? Afin qu’en Lui, nous trouvions un sens à la vie.

 

Christ est la source de la vie

L’évangile de Jean nous rapporte ces autres paroles de Jésus : « Je suis le bon berger, le bon berger donne sa vie pour ses brebis. Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire ; moi je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles soient dans l’abondance.» (Jean 10.10-11)

 

Appuie sur la gâchette de la vie

Alors pas besoin d’arrêter net et d’appuyer sur la gâchette. Il est mort pour nous donner sa vie de façon à ce que nous n’ayons plus jamais à dire : « vivre ou mourir, à quoi bon ? » 

[d'après Raphaël Anzenberger]

 


1. Suprême NTM, J’appuie sur la gâchette, Koolshen / Joeystarr / dj’s, 3’ 44, Epic 6589331, 1993 

 

FaLang translation system by Faboba