Si Dieu est amour, pourquoi envoie-t-il des gens en enfer ?

Écrit par Aurélien Lang. Publié dans Fondements

« On ira tous au paradis … », chanson de Michel Polnareff immortalisée par les tournées des resto du coeur, reprend l’idée selon laquelle il n’y a point d’enfer, que tout le monde se retrouvera dans l’au-delà. Dans ce contexte, parler aujourd’hui de l’enfer, c’est chaud. 

Pour le non-chrétien, l’enfer parait incompatible avec l’amour infini de Dieu : « s’Il est amour, pourquoi envoie-t-Il des gens en enfer ? » C’est la question à laquelle nous allons tenter de répondre.

 

 

Dieu est exigeant en amour, sainteté et justice 

S’il est vrai que la Bible nous parle de Dieu 

  • qui par amour a offert son Fils pour donner la vie éternelle aux hommes (Jean 3.16), 
  • elle nous présente aussi la sainteté de Dieu (Esaïe 6.1-7), ne supportant pas le mal, 
  • et de son amour de justice, qui ne peut laisser le mal des hommes impuni éternellement (Psaume 51.4-6).

 

Nous aussi avons soif de justice

Notre monde est d’ailleurs imprégné de cette notion de justice. Sur terre, il n’existe aucune autre créature, à part l’homme, qui se pose autant la question de la justice et de la souffrance. L’idée de justice est en parfaite harmonie avec ce qui fonde notre être : nous sommes des êtres moraux qui ne supportons pas de voir le malheur s’abattre sur notre semblable.

 

Il est donc normal que les horribles pourrissent en enfer

L’idéal de justice prend une place tellement importante que nous souhaitons que tous aillent au paradis sauf Hitler, les pédophiles, les terroristes, etc. … Oui mais voilà, pourquoi Dieu enverrait-Il certains hommes que nous jugeons mauvais en enfer et d’autres non ? Sur quel fondement Dieu se base-t-Il pour décider si tel homme va en enfer ou pas ?

 

Et si les horribles, c’étaient nous ?

Le christianisme enseigne que tous les hommes, sans exception, ont manqué le but que Dieu nous avait assignés : vivre dans sa glorieuse présence. La créature s’est volontairement rebellée contre son Créateur. Cette rébellion est aussi la source de sa condamnation. Et le prix de la désobéissance, c’est le châtiment éternel selon la Bible. 

 

Qui est le plus apte à parler

d’amour et de justice ?

Dieu ou les hommes ?

 

 

Dieu reste exigeant en amour, sainteté et justice

Pour respecter sa Parole : « le salaire du péché, c’est la mort » (Rm 6.23) mais aussi pour pardonner sa créature rebelle, le juge de ce monde a pris la place du condamné et s’est fait clouer sur une croix. Par les souffrances et la mort de Jésus-Christ, nous voyons la justice de Dieu et son inflexible sainteté s’appliquer sur un innocent mais aussi la preuve de son amour pour l’humanité perdue. 

 

Dieu ne reste pas dans la théorie. Il assure.

L’illustration que nous pourrions prendre est celle d’un juge qui voit comparaître son enfant devant son tribunal. Après avoir étudié son cas, il décide que son fils est coupable.

Cependant, s’il condamne son fils, il est fidèle à sa justice mais infidèle à son amour. 

S’il l’acquitte, tout en sachant qu’il est coupable, il est fidèle à son amour mais infidèle à sa justice. 

Pour résoudre la tension, il n’a pas d’autres choix que de condamner son fils et de descendre de sa place de juge pour subir la condamnation à place de son enfant. Justice et amour se rencontrent à la croix. 

 

Dieu, par Christ, a fait le maximum. 

Au minimum l’homme pourrait Lui répondre !

 

 

En être responsable à nous de Lui répondre

«Dieu ne peut-il pas racheter tous les hommes ? » Il n’y a pas de textes bibliques en faveur de cette hypothèse. On peut simplement ajouter une remarque : Dieu nous a créés responsables de nos actes et de nos choix ; l’histoire montre que des hommes ont clairement refusé Dieu dans leur vie. 

Svetlana Staline rapporta un jour à la BBC que son père, Staline, alors qu’il était sur son lit de mort en proie à des hallucinations, se redressa soudainement, dressa le poing vers le ciel encore une fois et retomba mort sur son oreiller. Ce poing fut le poing dirigé contre Dieu

Si nous poussons un peu plus loin la logique du Dieu qui sauve tout le monde sans aucune condition, on peut se demander : comment le Dieu d’amour pourrait-il forcer des gens à vivre éternellement avec lui dans ces circonstances ? 

 

Dieu pourrait-il forcer des gens à vivre éternellement avec Lui ?

 

 

Comment puis-je être sauvé de la condamnation éternelle ?

« Croyez au Seigneur Jésus-Christ qui est mort pour les péchés des hommes et qui s’offre à vous maintenant comme votre Sauveur » (Ac 16.31) 

Sans la croix de Jésus-Christ, l’enfer est notre juste rétribution. Aussi dure que peut paraître la doctrine du jugement et de l’enfer, elle nous montre combien l’œuvre d’amour et de grâce que Jésus a accompli est époustouflante. En acceptant de mourir sur une croix, suspendu entre ciel et terre, Jésus-Christ a permis la réconciliation entre le Créateur et sa créature. 

Que répondras-tu face à une telle preuve amour ?

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