Vivre ensemble, quelle bonne idée !

Écrit par Joël Hirschy. Publié dans Fondements

En te donnant à Christ, tu rentres dans sa famille constituée de tous les rachetés (des tontons, des grand-mères, des cousins, neveux etc.)

 

Quel but

Est-ce pour avoir des amis ? Des fréquentations stables ? Un cercle où l’on se sent accueilli ? Des gens qui mettent notre propre personne en valeur ? Pourquoi dois-je cultiver une relation avec des personnes âgées, ne serait-ce pas du temps perdu ? 

Pour comprendre, vivre et réussir cette communion des saints, je pense qu’il est important que nous soyons au clair sur ce que Dieu veut pour nous. Pour ceci, je vais te donner deux images : 

  1. Quand nous devenons chrétiens, c’est-à-dire quand Christ vient habiter notre vie, c’est comme cette porte que nous lui ouvrons était la porte principale d’un château. Ce Château est immense et possède plein de pièces, tant au niveau du donjon que dans les bâtiments de la cour intérieure...
    Une fois que Jésus est arrivé dans ce château, il est important de le laisser prendre possession de toutes les pièces du château, du donjon aux oubliettes. Cette image illustre que suite à la conversion, nous sommes appelés à nous laisser remplir de l’Esprit et donc à soumettre à Christ tous les domaines de notre vie (argent, vie affective, famille, personnalité, etc...).
  2. Quand l’Esprit Saint remplit notre vie, il vient mettre une lampe économique dans chaque chambre que nous lui ouvrons. Nous prenons alors conscience à quel point notre vie est en désordre. Avant c’était noir, nous ne voyions pas qu’au milieu de la chambre, une armoire était tombée, que le tapis était arraché et moisi, et que des fissurent s’étaient créées dans le mur présentant un risque d’effondrement. Ces choses-là pourrissent notre vie, car quand tu vis dedans et que tu te prends l’armoire dans le tibia, tu te fais mal et l’odeur du tapis moisi te pourrit la vie.
    Quand Jésus arrive, Il te permet de discerner ces choses afin qu’une fois en lumière, l’ordre puisse être rétabli. Une situation comme l’armoire peut correspondre à un problème d’alcoolisme, de pornographie ou d’anorexie.... Les fissures comme une relation qui n’est pas en accord avec ce que Dieu veut, et le tapis moisi comme une habitude de mensonge.

Ces deux images relèvent deux points importants de ce que Dieu veut pour nous. Il veut que nous soyons remplis de l’Esprit (Eph. 5.17-18) et notre sanctification, c’est-à-dire nous rendre saints, purs. (1 Th 4.3) Ce qui est génial, c’est que ce que Dieu veut pour nous est bon, agréable et parfait. (Ro12.2) D’ailleurs, il nous suffit de voir le fruit de l’Esprit en Galates 5.22. 

Quelqu’un a dit un jour : « Dieu t’aime tellement qu’il veut te sauver, et il t’aime tellement qu’il ne veut pas que tu restes comme tu es. » Cette phrase relève une vérité biblique fondamentale dont il faut être conscient pour vivre correctement la communion fraternelle. Cette vérité est que, à la base, nous sommes déformés par le péché. Cette étape où l’Esprit met la lumière dans nos vies nous démontre à quel point les dégâts sont immenses et ont besoin d’être réparés. Cette procédure s’appelle la sanctification. Quand Christ prend possession de notre vie, la lumière qui y pénètre aura pour but la perfection, de redresser cette déformation, de pouvoir être complètement nous-même. Bien sûr, ce travail se fera petit à petit comme l’image de cette lampe « économique », qui au début éclaire faiblement ; et nous permet de distinguer l’armoire, le tapis et les fissures du mur... 

Une fois l’armoire remplacée, les murs refait, le temps sera passé et cette lampe éclairera de plus en plus fort ; ce qui permettra de découvrir que sous le tapis le plancher est pourri, que les joints de la fenêtre doivent être remplacés... Cette image démontre également qu’une personne âgée, avec 50 ans de vie chrétienne, n’est pas meilleure qu’une personne qui vient de se convertir car elle verra, grâce à sa lampe qui éclaire plus fortement, le besoin de remplacer les joints et de refaire le plancher. 

C’est un immense travail, à tel point que l’Apôtre Paul lui-même, dans l’épître aux Philippiens, versets 22 à 26, démontre que son désir d’être déjà auprès de Christ est le meilleur choix que nous puissions faire, car lorsque nous serons avec Christ, nous serons saints et aucune armoire ou mauvaise odeur ne fera plus partie de notre vie. Mais... et c’est ce « mais » que donne toute sa force à la communion fraternelle; Paul ne s’est pas suicidé pour rejoindre Christ mais il est resté pour l’avancement et la joie dans la foi de ses frères et sœurs en Jésus-Christ notre Seigneur !!! 

Nous sommes donc appelés à vivre cette communion tous ensemble, jeunes et vieux, afin de nous encourager, de nous exhorter au travail de l’Evangile... Mais alors comment faire ? Voici quelques points qui te permettront, je l’espère, de bénir ta culture de la communion fraternelle : 

 

1. Aime l’autre autant que toi 

Jésus dit : Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. Jean 13.34-35 

L’amour est la base ! A tel point que même les non-chrétiens reconnaissent que nous sommes disciples de Jésus par sa démonstration. C’est aussi cet amour qui sera le moteur de ta motivation à exhorter un frangin ou une frangine qui se prive de vivre ce que Dieu veut. 

Ne réprimande pas rudement le vieillard, mais exhorte-le comme un père ; exhorte les jeunes gens comme des frères, les femmes âgées comme des mères, celles qui sont jeunes comme des sœurs, en toute pureté. 1 Timothée 5.1-2 

Bien souvent je n’ose pas exhorter un frère ou une frangine, parce que j’ai peur de passer pour quelqu’un qui juge... Ayant analysé cette peur, je pense qu’elle ne vient pas de Dieu et ce pour deux choses : 

  1. Si j’aime réellement mon prochain, mon amour sera plus fort que cette crainte. Imagine un père qui a peur qu’on le croie brutal avec ses enfants, et que l’un de ses fils de quatre ans essaie d’agripper une casserole pleine d’eau chaude sur la cuisinière. Peu importe ce que les gens pensent, ce père se précipitera sur son fils même de manière brutal pour éviter ce drame ; et cela tout simplement parce qu’il aime son fils.
  2. Dieu m’a permis un déclic suite à une situation que j’ai vécu avec l’un de mes frères. Nous sommes trois frangins et dans la période où je commençais de plus en plus à m’investir dans la vie de l’Eglise, un des frangins qui ne voulait pas vivre une vie avec Jésus, se faisait un malin plaisir de relever et critiquer mes fautes et mes manquements. C’était dur à vivre, décourageant et humiliant... Le jour où mon frangin a laissé Jésus entrer dans sa vie, cela a totalement changé ! L’amour de Christ l’animait au point que, quand je fautais ou quand je manquais de faire le bien, ce frangin me reprenait. Non pas pour me condamner, mais par amour pour moi afin que je ne passe pas à côté de ce qu’il y a de meilleur pour moi. Ce frangin, par son amour, était tout simplement entrain de m’aider à enlever mon tapis pourri et à faire entrer Jésus dans toutes les pièces de ma vie.

S’il y a donc quelque consolation en Christ, s’il y a quelque encouragement dans l’amour, s’il y a quelque communion de l’Esprit, s’il y a quelque compassion et quelque miséricorde, mettez le comble à ma joie afin d’avoir une même pensée ; ayez un même amour, une même âme, une seule pensée ; ne faites rien par rivalité ou par vaine gloire, mais dans l’humilité, estimez les autres supérieurs à vous-mêmes. Que chacun de vous, au lieu de considérer ses propres intérêts, considère aussi ceux des autres. Ayez en vous la pensée qui était en Christ-Jésus. Philippiens 2.1-5 

Ainsi donc, en tant qu’êtres choisis par Dieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous de sentiments de compassion, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience. Supportez-vous les uns les autres et, si l’un de vous a une raison de se plaindre d’un autre, pardonnez-vous réciproquement. Tout comme Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi. Mais par-dessus tout cela, revêtez-vous de l’amour, qui est le lien de la perfection. Que la paix de Christ, à laquelle vous avez été appelés pour former un seul corps, règne dans votre cœur. Et soyez reconnaissants. Colossiens 3.12-15 

 

2. Par la prière 

Ce point est également capital pour les raisons suivantes : 

  1. Jésus lui-même a prié pour ses disciples, et prie encore aujourd’hui pour nous. (Jn 17.20 ; Lc 6.12-13 ; Hb 7.25 ; Ro 8.34) 
  2. Jacques 5.16 nous dit : « Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. La prière agissante du juste a une grande efficacité. »
  3. Certaines situations (crise familiale, de couple, décès...) sont des situations compliquées, il serait fou de dire qu’il est simple de savoir comment agir. Devrions-nous nous taire ? Simplement pleurer avec le frangin ou la frangine qui souffre ? Lui donner une parole d’encouragement ? ...
    Face à ces diverses possibilités d’exercer la communion fraternelle, il est impératif d’avoir le réflexe de demander la sagesse à Dieu (Jq 1.5) pour savoir comment agir devant de telles situations.
  4. « Et quoi que vous fassiez, en parole ou en œuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus, en rendant par lui des actions de grâces à Dieu le Père. » Colossiens 3.17

 

3. Cultive la communion 

Par la grâce de Dieu, j’ai aujourd’hui beaucoup de frères et sœurs qui me permettent de vivre une communion fraternelle, qui m’encouragent, m’exhortent, prennent soin de moi pour m’aider à courir vers le but. Cette communion n’est pas toujours facile, et demande de la persévérance. Cela ne se fait pas tout seul. Par tes propres forces, tu n’y arriveras pas. Nourris-toi de la Parole et de discussions avec notre Père pour qu’il produise en toi le vouloir et le faire, ainsi qu’un bon développement du fruit de l’Esprit. 

Profite à fond de l’amitié que tu lies avec des frangins, frangines de ton Eglise en mettant en place des moyens qui te permettent d’aller de l’avant ; par exemple : 

  • Ne te prive pas de prendre du temps pour cultiver une amitié où il y a Jésus au centre.
  • Ne te prive pas de rendre des comptes (par ex : que tu as bien lu ta bible cette semaine).
  • Ne te prive pas de demander de l’aide pour sortir de quelque chose telle que la pornographie, de l’anorexie ou autre !
  • Ne te prive pas de prier, même en mode P.S. (prière spontanée) pour le frangin ou la frangine avec laquelle tu viens d’avoir une discussion à la sortie de l’Eglise, ou au supermarché.
  • Ne te prive pas de demander conseils ! (Pr 12.15 ; 11.14 ;13.10 ; 19.20)
  • Ne te prive pas de recevoir des réprimandes ! (Pr 15.31-33)
  • Ne te prive pas !

    L’apôtre Paul nous dit en Colossiens 1.28-29 qu’il travaille et combat grâce à la puissance de Christ qui agit en lui, à rendre tout homme parfait en Christ afin de les présenter parfaits à Dieu. N’aie donc pas peur de mettre la barre haute pour toi, pour tes frangins, frangines même si elle a 60 ans de plus que toi ! 

 

4. Glorifie Dieu 

Nous sommes faits pour glorifier Dieu, et la communion fraternelle est un excellent moyen pour le faire, tellement excellent qu’il nous fait du bien à nous et aux frangins, frangines. Voici quelques pistes pour le vivre : 

  • Dieu a créé chacun et nous ne sommes pas le fruit du hasard, chacun à des dons qui valent la peine d’être relevés.
  • Ne nous privons pas lors d’un temps de prière quelconque de louer Dieu pour les qualités et les dons du frère ou de la sœur qui est à côté de nous.
  • De féliciter ou de remercier un frère pour son service et d’être conscient que sans lui, il aurait manqué une partie de notre corps en Jésus-Christ.
  • De simplement exprimer des choses vraies... (Ex. Maman, j’ai dit à Dieu que j’étais fier que tu sois ma maman.)
  • Quand tu fais un camp, ou une activité quelconque, prend l’habitude de t’arrêter pour simplement encourager et relever les qualités de ton frère ou ta sœur.

Ceci est à faire sans modération avec la conscience que toute la gloire revient à Jésus seul.

Conclusion 

J’espère que ces quelques lignes pourront t’encourager dans la manière de vivre ta communion fraternelle, cette communion si forte, si belle et si intense. Dieu nous la permet à chacun, c’est l’Eglise. Alors peut être me diras-tu que dans ton Eglise ce n’est pas comme ça, que c’est bien joli tout ça mais ce n’est pas la réalité... Alors laisse-moi te dire une dernière chose :
« Il est temps que tu arrêtes d’aller à l’église, vis l’Eglise ! »


Veillons les uns sur les autres pour nous inciter à l’amour et à de belles œuvres. N’abandonnons pas notre assemblée, comme certains en ont l’habitude, mais encourageons- nous mutuellement. Faites cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour. Hébreux 10.24-25

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