Il croit et il est technicien du spectacle

Écrit par Jean-Jacques Riou. Publié dans Profession de foi

il-croit-il-est-technicien-du-spectacle

Franco-Suisse, marié depuis 1996 à Nati, papa de 2 filles, Joana (9 ans) et Léonie (7 ans), je vis dans la région genevoise et travaille à mon compte depuis 2001 dans le domaine de l’audiovisuel.

 

— Comment en es-tu arrivé là ?

Mon métier n’existant pas vraiment, il sera plus facile de parler de « passion transformée en profession ». Féru de musique, d’électronique et de techniques de transmission, j’ai très rapidement opté pour des études d’informatique et d’électronique (BTS), car l’idée était de travailler tout en se faisant plaisir ! La réalité du monde professionnel s‘est cependant vite imposée à moi… après avoir occupé divers postes à responsabilités dans des entreprises rarement stables et « réglos », j’ai décidé de créer ma propre boîte. L’occasion de pratiquer à la fois la technique, le commercial et le management, tout en acceptant aussi des disciplines moins enthousiasmantes pour moi comme la comptabilité, la gestion des locaux, etc. (Il n’y a bien sûr pas de job parfait, mais en rechercher un qui me correspondait le mieux semblait être une bonne idée).

 

Qu’est-ce que ta foi change dans ton métier ?

La liberté entraînant souvent de plus grandes responsabilités, je me suis appuyé sur ma foi pour tracer les grandes lignes et les codes moraux de mon entreprise. Il est vrai que s’imposer des règles de justice et de loyauté dans un monde d’entrepreneurs (pas toujours très scrupuleux) peut sembler un peu handicapant de prime abord mais, grâce à Dieu et malgré de sombres pronostics, mon activité a fini par se développer.

 

Quelles ont été les difficultés rencontrées dans la pratique de ton métier ?

Outre cette satisfaction du travail bien fait, je commençais à développer une sorte de « complexe professionnel » face à ces infirmiers, pasteurs et assistantes sociales qui, de toute évidence, étaient beaucoup plus utiles à la société que moi, simple technicien du spectacle !

Même la gestion des vidéoconférences d’entreprises avait un caractère futile, diffusant le parfum subtil de l’exploitation de l’homme par l’homme et du profit avant tout.

 

—  Et ensuite ? Qu’est-ce qui a changé ?

Dieu m’a ouvert les portes et j’ai pu utiliser mes compétences et dons pour œuvrer dans son plan. Il m’a été donné de pouvoir répondre à divers besoins techniques lors de séminaires (ex : conférence à l’Institut Biblique de Genève) et autres événements chrétiens, concerts d’évangélisation, etc., pouvant ainsi mettre à profit mes expériences professionnelles passées. 

Quelle joie de se sentir un peu utile, comme probablement les personnes que Dieu avait qualifiées pour les travaux de confection du tabernacle, qu’on aurait pu appeler des « petites mains », mais qui se sont simplement mises au service d’un plan divin qui les dépassait. (Exode 35 v. 35)

J’ai plus que jamais le sentiment d’être au bénéfice de l’exemple et des encouragements de mes aînés dans la foi, qui m’ont toujours incité à me mettre à la disposition de Dieu en lui faisant entièrement confiance. (Philippiens 2 v. 13)

 

Qu’as-tu appris sur Dieu en étant patron de ton entreprise ?

Ma petite entreprise individuelle (si fragile dans cette économie très instable) me pousse à dépendre entièrement de Dieu et à lui confier mes lendemains, chose qui finalement m’a été très bénéfique, à moi qui naturellement aurais plutôt tendance à tout vouloir contrôler et optimiser, tant sur le plan technique que personnel. (Philippiens 4 v. 6)

Devenir patron s’est avéré être une bonne école de la vie et un excellent exercice de soumission au véritable boss !

FaLang translation system by Faboba