Il croit et il est électricien

Écrit par Jean-Jacques Riou. Publié dans Profession de foi

 

Pour Charles-André Hirschy (surnommé Charlot), la barrière des 50 ans est passée. Ouvrier dans le bâtiment en tant que monteur-électricien, il installe tout ce qui est électrique dans une maison, depuis les premières conduites dans les fondations jusqu'à la pose de la prise après le travail du peintre.
C'est à Isenfluh, en Suisse, dans un moment de détente autour d'un feu, qu'il a réalisé qu'il aimait celle qui allait devenir sa femme. Ils ont maintenant trois garçons et vivent dans le Val-de-Ruz, près de Neuchâtel. Issu d'une famille paysanne du Jura, il a eu une enfance particulièrement heureuse : la ferme était isolée, il aimait jouer seul, travailler un peu moins... ! L'amour régnait à la maison. Aujourd'hui, que ce soit en famille, au travail, dans un camp, seul ou dans l'église, Charles- André apprécie tout particulièrement les moments de paix, hors tension (le comble pour un électricien !)... Heureusement pour lui, il y en a en suffisance !

 

Quelle est la première chose que tu fais en te levant ?

Avant de sortir du lit, j'aime penser que mon Dieu connaît ma journée, même si souvent, le temps est trop court pour lire sa parole avant de partir au travail.

 

Ce qui te fait pleurer?

Mes grandes bêtises et l'indifférence des autres pour Dieu. Sensible (trop), j'éprouve beaucoup d'émotion pour le vécu de certaines personnes dans leur foi, dans leur vie.

 

Dans quelles circonstances t'es-tu converti ?

Notre monde, sa dureté, sa pollution me désespéraient. Ma vie approchait les 30 ans et n'avait pas de sens. Un ami qui avait la foi, Thierry puis d'autres, Ramond, Anne, Pierre, me faisaient envie en ayant une espérance, une assurance que je n'avais pas. J'ai lu la Bible de plus en plus pour y chercher une certaine sagesse... Les années passaient avec des hauts et des bas, et enfin je me suis ouvert à Christ qui m'offrait son pardon sur unevie qui en avait tant besoin.

 

Y a-t-il eu des étapes marquantes dans ta vie chrétienne ?

Oui, l'école biblique, le mariage, les naissances ont été des étapes marquantes dans ma vie. Il y a aussi eu des conversions au sein de ma famille et, récemment, celle d'un jeune ami. Les camps que j'ai faits comme moniteur comptentaussi beaucoup.

 

Parle-nous de ton métier.

Au début, je ne savais pas trop quoi faire, j'ai suivi des copains ! Aujourd'hui, dans mon travail d'électricien, même si c'est la pause que je préfère, j'aime voir la fin d'un chantier, la mise en service de l'installation réalisée ou la pose d'un paratonnerre sur un toit... La vie professionnelle est pour moi un bon terrain d'exercicepour être au service des autres. Et puis, l'ambiance est souvent sympa : ne pas jurer, avoir une bonne attitude n'est pas une exclusivité des croyants, même si parfois ça fait déjà la différence. Quant au témoignage, les occasions ne manquent pas. Par contre, l'audace de les saisir n'est pas toujours là ! En fait, je parle plus de ce que je fais dans l'église ou dans les camps que de ce que je crois.

 

Est-ce que Dieu est intervenu dans le choix de ton métier ?

Non, ou plutôt oui sans que je m'en doute à l'époque. J'ai en effet un métier qui m'a permis d'avoir du travail quand j'en avais besoin. Mais, à l'époque, je ne recherchais pas la volonté de Dieu et je n'avais pas une vision d'avenir. Un métier ou un autrem'était un peu égal. Je suis sûr que cela aurait pu être mieux si j'avais construit avec Lui.

 

Comment concilies-tu vie professionnelle, vie de famille et vie d'Église ?

Le travail n'étant pas une grande passion pour moi, je n'ai pas de grandes responsabilités. Je dois juste veiller à ne pas prendre trop de petits boulots ou ne pas avoir de loisirs envahissants pour ne pas charger la barque. C'est tellement bien quand on peut être disponible, libre pour Jésus-Christ.

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